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Ana Tijoux, Chilean Hip Hop Queen

Ana Tijoux

Figure emblématique du rap latino, Ana Tijoux s’est fait connaître grâce à son groupe Mazika avant d’entamer une carrière solo à succès. Sa musique éclectique à permis de toucher un très large public.

Désignée comme la Lauryn Hill d’Amérique Latine par les médias internationaux, Ana Tijoux est l’une des MC’s les plus respectées. Née en France suite à l’exil forcé de ses parents sous la dictature chilienne, la jeune femme est une véritable tornade à l’esprit activiste et engagé.

Inspirée par les sonorités hip-hop des années 90, le jazz et le funk, elle ajoute à son rap des rythmes latinos et folkloriques. Ses textes piquants s’attaquent à la politique avec humour mais sans retenue. Soutenant les mouvements étudiants et la jeunesse latine, Ana Tijoux s’impose comme la porte-parole des générations futures.

Le grand public l’a découvert avec son single « 1977 » (plus de 2 millions de vues en 6 mois), et Bande Originale de la saison 4 de Breaking Bad.

Elle a été nominé aux cérémonies de MTV Latin America dans la catégorie Meilleur nouvel artiste et Meilleur artiste urbain, ainsi qu’aux Grammys Awars 2015 dans la catégorie Meilleur album latino

Pour la petite histoire, Thom Yorke, le chanteur de Radiohead à conseillé aux auditeurs d’écouter 1977 , une publicité clairement non négligeable.

Latin Hip Hop Afrocuban New Cuba Nu Cumbia Reggae Trap

La Dame Blanche

De Pinar del Rio jusqu’à Paris, en passant par Mexico et Buenos Aires, la chanteuse, flûtiste et percussionniste cubaine La Dame Blanche s’est imposée en quelques années comme une véritable alchimiste du hip-hop afro-latin.

Derrière ce personnage, inspiré de légendes du monde entier, aussi présent dans la santeria cubaine, se révèle Yaite Ramos Rodriguez, fille de Jesus “Aguaje” Ramos, directeur artistique de l’Orquesta Buena Vista Social Club.

Son quatrième album ELLA est le fruit de sa réflexion sur la condition féminine dans le monde. Elle y peint les portraits de dix mères, soeurs, amies et inconnues rencontrées sur les routes. Un projet engagé où elle délivre un message fort sur le refus de la violence, l’affirmation de soi, la liberté sexuelle et la résilience.

Sa voix altière, son flow précis, sa grâce féline et le concours des esprits afro-cubains, créent en concert une atmosphère unique empreinte de mysticisme.

Au cours des 6 dernières années, elle a donné près de 400 concerts dans 33 pays des 5 continents.

Avec des festivals et clubs de renoms tels que Paleo Festival (CH) Festival International de Jazz de Montréal (CA) Summerstage NYC (USA) Sziget Festival (HU) SXSW Austin (USA) Feria Internacional del Libro Guadalajara (MEX) globalFEST (USA)
Carnaval de Bahidora (MEX) Festival Chorus (FR) WOMAD (UK) Festival Periferias (ES) BAM Barcelona (ES) Rudolstadt Festival (DE) Sommerfestival der Kulturen Stuttgart (DE) Festival Couleur Café (BE) Festival MED (PT) Wild Mint Festival (RU) Le Trianon Paris (FR) Masala Weltbeat Festival (DE) Espace Julien (FR) Festival Rec-Beat (BR) Festival Shambala (UK) Ariano Folk Festival (IT) Festival Au Foin de la Rue (FR) Festival Les Suds à Arles (FR) Antilliaanse Feesten (BE) Gwangju World Music Festival (KR) Ariano Folk Festival (IT) Festival Shambala (UK) Festival Kaloo Bang (RE) Jazzmandu Festival Kathmandu (NP) MeYouZik Festival (LU) Kulturpark Košice (SK) Parkteatern Stockholm (SE) Festival Mundial (NL) Sommarscen Malmö (SE) Fusion Festival (DE) Festival Sound-Ports (TR) Africa Festival (DE) Niceto Club (AR) Global (DK) Union Scene (NO) Festival N’Sangu Ndji-Ndji (CG) …

Sara Curruchich

Sara Curruchich

La voix de la résistance autochtone en Amérique Latine

À la fois autrice, compositrice et interprète, Sara Curruchich puise son inspiration dans sa culture maya en composant dans sa langue maternelle, le Kaqchikel, et en espagnol, mélangeant avec subtilité des sonorités de folk, de rock avec des éléments propres à sa culture maya.

Première artiste maya à s’illustrer sur la scène latino-américaine, ONU Femmes a décidé de la nommer ambassadrice afin de relayer les messages de lutte contre les discriminations et la défense de l’égalité de genre dans le pays centroaméricain.

Aujourd’hui, ses chansons sont reprises dans les manifestations des communautés autochtones. C’est pourquoi Sara écrit dans les deux langues, espagnol et kaqchiquel, allant jusqu’à les mélanger dans une même chanson. La défense de la langue kaqchiquel est l’un des traits qui définissent la musique de cette jeune femme qui, enfant, n’a jamais pu recevoir un seul cours dans sa langue maternelle.

Sara est en train de devenir une des nouvelles voix importantes de la world music comme en témoigne ses concerts sur les prestigieuses scènes internationales du Zocalo à Mexico en mars 2020 aux cotés de Mon Laferte et de Ana Tijoux, devant plus de 40 000 personnes ou encore du Lincoln Center à New York. En France, Sara s’est produite en 2019 au Festival Musicalarue (Luxey) et au Tempo Latino (Vic Fezensac).

Avec Somos, son nouvel premier album sorti en 2019, Sara Curruchich réalise un travail loin des standards commerciaux latino-américains. Elle y donne tout son talent avec un tel enthousiasme sincère, beaucoup d’audace et de vérité. Enregistré entre le Guatemala, la France et l’Espagne, avec la collaboration d’Amparo Sanchez (Amparanoia) et sous la direction de Gambeat, le légendaire bassiste de Manu Chao, cet opus est un cri d’amour, de révolte et de tendresse infinie.

Son deuxième album “Mujer Indigena” produit par Amparo Sanchez, sortira le 08 Octobre 2021. Il compte la participation de la mexicaine Lila Downs et de l’espagnol Muerdo.

Au mois de juillet 2021, Sara a reçu le Prix MTV Transforma MIAW 2021 pour son combat pour l’égalité des genres et ses contributions depuis sa musique pour apporter des changements face aux problèmes sociaux en Amérique Latine.

The Garifuna Collective

La naissance des Garifunas, ce peuple afro-amérindien dont la culture s’inscrit au rang de “Chef d’oeuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité par l’UNESCO” en 2001, remonte à la seconde moitié du 17ème siècle avant de devenir une communauté à part entière qui s’installe tout le long des côtes des actuels pays d’Amérique Centrale: Belize, Guatemala, Honduras et Nicaragua.

C’est en 2007 que l’album “Watina” du chanteur et guitariste Andy Palacio & The Garifuna Collective place définitivement le Belize et le patrimoine Garifuna sur l’échiquier culturel mondial. Le disque, réalisé avec le producteur et compagnon de route d’Andy, Ivan Duran (Calypso Rose, Aurélio) est unanimement acclamé par la critique internationale dont le prix BBC World Music du meilleur album.

Malgré la disparition soudaine d’Andy Palacio en 2008, The Garifuna Collective sort en 2013 deux albums, choeurs et tambours battants (Ayo et Black Birds Are Dancing Over Me). C’est sur scène véritablement que sa savante mixture au groove contagieux et aux choeurs enivrants se révèle, véhiculant les valeurs d’un précieux héritage dans plus de 25 pays et comme principal représentant de la culture Garifuna.

En 2018 le groupe est invité au WOMEX, marché international de musique. Lors de ce concert magistral, le public assistera au premier rappel du WOMEX depuis 15 ans plaçant définitivement The Garifuna Collective comme une référence des musiques latines.

En Septembre 2019 la formation Bélizienne a présenté son nouvel album intitulé “Aban”. Ils seront de retour en Europe l’été prochain pour le plus grand plaisir d’un public venu à leur rencontre.

KUMBIA BORUKA

Kumbia Boruka

Voilà près de 10 ans que la Kumbia Boruka fait vibrer la sono mondiale en honorant à chaque fois la reine ancestrale des rythmes afro-caraïbéens, la Cumbia.

Apparue au “Siècle des Lumières” sur la côte atlantique colombienne, de la rencontre des cultures amérindiennes, africaines et européennes, la Cumbia se répand devenant au fil des générations la musique emblématique l’Amérique latine.

Au cours des années 60, elle trouve un bastion actif dans la région montagneuse de Nuevo-Leon, au nord-est du Mexique. Dans les quartiers populaires de la mégapole urbaine de Monterrey sa résonance est si forte qu’un véritable mouvement culturel et identitaire émerge nommé “Kolombia”.

Bercé dans cet environnement, Hernan Cortès Nava, fondateur de la Kumbia Boruka, est rapidement séduit par ce rythme, et c’est d’abord comme percussionniste qu’il participe à ce mouvement.

Il accompagnera notamment pendant des années le désormais légendaire “Rebelde del acordéon” Celso Piña, figure locale et internationale de la Cumbia. Et c’est d’ailleurs à ses côtés que Hernan se prend d’affection pour l’accordéon et joue ses premières gammes.

Arrivé en 2010 à Lyon, Hernan poursuit son engagement passionné pour la Cumbia et établit les fondations de sa formation avec un nom qui marque clairement sa direction musicale: le terme “Kumbia” s’inscrit dans la continuité du mouvement “Kolombia” de Monterrey et y emprunte l’expression populaire “Boruka” qui désigne une démonstration vive, bruyante et collective de la joie.

Forte de son caractère, la Kumbia Boruka, composée de 8 musiciens, se construit progressivement entre l’Europe et l’Amérique Latine et ne cesse de s’épanouir au travers de rencontres artistiques.

Les deux premiers albums “La Vida se Vive” y “El Remedio”, témoins sonores d’une collaboration active et pertinente, reçoivent un accueil enthousiaste.

Ainsi, après plus de 250 concerts sur les scènes européennes, le sentiment est toujours le même: partout où se présente la Kumbia Boruka, règne le rythme, la danse et la bonne humeur. Après tout, c’est bien là l’essence et le sens même du groupe: une communion enthousiaste où les mélodies de l’accordéon et du chant, reposant sur un rythme puissant et percussif, se marient aux sonorités électriques et cuivrés.

Si la pandémie a tenté brusquement de réduire sa spontanéité joyeuse, la Kumbia Boruka a décidé de s’unir encore plus fortement afin de raviver l’allégresse totale avec les ingrédients qui ont fait, qui font et qui feront toujours son essence. Son troisième album est prévu pour 2022 comme pour marquer le nouveau départ tant attendu des jours heureux.

Line up

Hernán Cortés – Chant & accordéon
Christian Briseño – Chant & trombone
Tadeo Cortés – Congas & guacharaca
Rodrigo Bastidas – Basse
Miguel Miño – Guitare
Cyril Gelly – Batterie
Clément Buisson – Trompette
Swann Vuillermoz – Trombone

Pao Barreto

Pao Barreto

L’histoire commence le 21 décembre 2012, jour symbolique du commencement d’un nouveau cycle pour l’humanité. Quittant la Colombie, sa terre natale, et son métier de styliste, Pao pose ses valises à Paris pour se consacrer à la musique et au chant, qu’elle pratique depuis l’enfance.

Pendant trois ans elle se forme aux percussions traditionnelles au CRR Aubervilliers La Courneuve avec Paul Mindy et étudie l’ethnomusicologie à l’Université Paris 8.

En parallèle, elle entame sa carrière auprès de groupes de musiques latines de différents styles: musiques cubaines avec La Cubanerie puis Who’s the Cuban; cumbia orchestrale avec Cumbia Ya!; rythmes traditionnels et festifs de la caraïbe colombienne avec Cumbia y Cardón. Elle collabore également avec The Bongo Hop avec qui elle enregistre le titre “Nos coge la tarde”. Sur scène, Pao rayonne et transmet au public une force de vie puissante, portée par une voix pleine et un timbre chaud.

Après six années intensives à tourner en France et à l’étranger, Pao Barreto se consacre à la composition de son premier album solo « Spiralis » qui sortira début 2021.

Ses compositions puisent dans une multitude de styles: les rythmes festifs caribéens (porro, champeta, cumbia) côtoient des sons électroniques très réverbérées, auxquels se mêlent des touches de soul, funk, swing et reggae. Ses textes, en espagnol et en français, célèbrent les thèmes qui lui sont chers : la connexion à la nature, le rythme cyclique de toute chose et la capacité de chacun à se transformer.

Un album à écouter les yeux fermés ou à danser joyeusement.

Pao Barreto propose également dans le cadre d’actions culturelles une initiation à la cumbia colombienne pour un public à partir de 9 ans.

Cumbia Villera

Damas Gratis

Damas Gratis, inventeurs de la cumbia Villera (de villa, bidonville argentin, l’équivalent des favelas brésiliennes) est sans aucun doute le groupe le plus important de cumbia en Argentine.

Né en 2000 dans la périphérie nord de Buenos Aires (San Fernando) de la main de Pablo Lescano, considéré par beaucoup d’Argentins comme le “Maradona de la cumbia”, le groupe Damas Gratis fait aujourd’hui partie des grands noms de la cumbia latino-américaine, tant pour son histoire, sa trajectoire et l’engouement populaire lors de chacune de ses présentations.

A son actif, 8 albums studio, 3 albums live, presque 2 millions de fans sur facebook, des concerts à guichets fermés aux 4 coins du continent et des collaborations avec les plus grands artistes latinos.

Des dizaines de groupes se sont imprégnés de leur héritage, communément appelé la cumbia Villera, ayant engendré la diffusion de ce sous-courant de la cumbia, du Mexique à la Patagonie, en le convertissant comme un porte étendard des revendications des classes populaires. Cette cumbiera villera, bande-son des ghettos argentins, a depuis presque deux décennies pris la place que le mouvement hip-hop occupe dans nos banlieues. Une musique devenue le moyen d’expression des classes défavorisées.

Pablo Lescano est par ailleurs le premier artiste de cumbia à jouer dans le fameux stade de River Plate, devant 80.000 personnes, invité par Los Fabulosos Cadillacs en 2008.

Pour la première fois en France à l’automne 2019!

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Boogat

Boogat est un chanteur latino-américain qui se réinvente constamment avec une discographie prolifique et une démarche artistique unique.Il a fait les premières parties de Nortec Collective, Quantic, Gilles Peterson, Bomba Estéreo, entre autres.

Le travail incessant de Boogat dans la scène Worldbeat / Tropical Bass mondiale est reconnu et lui a permis de développer une carrière internationale, principalement au Amérique du Nord où les tournées et participations à des festivals se multiplient depuis 2013.

Plusieurs de ses chansons ont également su se frayer un chemin jusqu’à Hollywood; avec des placements sur des superproductions comme la télé-série ”Homeland” et le film ”The Forger” avec John Travolta. ”Neo-Reconquista” est sa toute dernière oeuvre (2015).

SHOWCASE WOMEX 2016