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CARMELO TORRES

Carmelo Torres

S’il existe encore un roi de l’accordéon en Colombie, c’est probablement Carmelo Torres – disciple et héritier spirituel de Andres Landero, le grand maître de la cumbia sabanera qui, le premier, eut l’idée de remplacer les gaïtas traditionnelles par l’accordéon.

Carmelo Torres est à la fois garant de cette tradition – sa musique est profondément enracinée dans le folklore des gaiteros – et emblème de la vitalité d’une cumbia qu’il contribue grandement à renouveler par ses compositions, et par ses collaborations avec des artistes de la nouvelle scène alternative de Bogotá.

Carmelo est accompagné de son groupe culte, Cumbia Sabanera, qui comprend entre autres des membres du dernier groupe de Andres Landero, dont son fils Orlando. Pour comprendre pourquoi la cumbia est la musique la plus populaire et la plus adaptable d’Amérique Latine, il faut voir Carmelo et sa cumbia fondatrice.

Sélection officielle WOMEX 2019

ËDA

Ëda

De la jungle colombienne aux toits parisiens.

ËDA – Eléonore Diaz Arbelaez est chanteuse et contrebassiste. Ses premières expériences musicales, du rock psyché à la salsa, et son héritage culturel l’amènent au goût du mélange. Elle écrit et chante en espagnol, dans la langue des poètes qui l’inspirent, car elle est franco-colombienne.

En 2015, elle rencontre Anthony, musicien et réalisateur dans le monde pop et jazz. Il connaît, lui aussi, la musique latine ; avant de faire partie de 3SOMESISTERS, il a collaboré avec Ricardo Herz (Brésil) ou encore Niuver (Cuba).

Dès lors, ils entament un travail complice autour des textes et des compositions d’Eléonore, s’inspirant de la puissance d’une Lhasa de Sela, l’onirisme d’une Björk, la profondeur abyssale d’un James Blake ou encore la douceur d’une Omara Portuondo. Au terme d’un cheminement qui s’est enrichi au fil du temps, comme l’aboutissement d’une quête de soi, ils fusionnent musiques traditionnelles latines et electro-pop actuelle.

CANDELEROS

Candeleros

Cumbia psychée, pulsations afro-caribéennes et dub

Candeleros est un groupe de six musiciens provenant de Colombie et du Venezuela, dont les chemins se sont croisés à Madrid, et qui propose une musique mélangeant des sonorités afro-caribéennes, le tout enrobé par des productions psychédéliques. Vous l’aurez compris, leurs morceaux sont des invitations au voyage et à la contemplation!

Avec leurs guitares, synthé, basse, batterie, bongos et autres percussions, le groupe est aujourd’hui l’un des rares groupes basés en Europe spécialistes des rythmes de danses afro-caribéennes.

Au cours de leurs 4 années de trajectoire musicale, les Candeleros ont joué sur des importantes scènes à travers l’Europe, dont les Trans Musicales de Rennes (France), Sziget Festival (Budapest), BAM Festival (Barcelona), Monkey Week (Sevilla).

De plus, la musique de Candeleros est diffusée sur différentes plateformes telles que KEXP radio, FIP Radio, Radio Gladys Palmera et Sofar Sounds Madrid.

Que Tengo

Que Tengo

Que Tengo est une véritable bombe d’énergie tropicale !

Ce quartet survitaminé délivre un cocktail détonnant de cumbia moderne et de grooves afro-caribéens, qui réveille immanquablement la joie et la danse menée par la charismatique chanteuse Ambar. Une écoute attentive laisse entrevoir un univers plus complexe, où musique et textes véhiculent de belles et profondes valeurs.

Avec plus de 200 concerts dont des tournées en Colombie et en Égypte, Que Tengo a puisé dans le voyage l’émotion et l’inspiration de leurs deux EP. Prochaine destination: les studios, maturité et expérience en poche, pour y composer un album retraçant leur parcours, de l’ambiance parfois intimiste et profonde des débuts à l’exubérance joyeuse et contagieuse du deuxième opus.

En concert, les spectateurs découvriront la complicité des quatre amis. Se surprenant à sourire, danser, chanter, ils entendront un hymne à l’humanité et à la nécessité de rêver concrètement un monde meilleur, à construire ensemble. C’est le printemps de l’espoir, l’été sera humain ou ne sera pas !

Totó la Momposina

Le Retour de l’Authentique Reine de la Cumbia

Totó la Momposina est la synthèse rieuse des tambours africains et des soneros cubains, des danses coquines et des humbles prières. Toto chante comme un feu follet, embarquant trompette et bombos dans une sarabande où la tradition se nourrit de l’actualité..

Le répertoire se compose de rythmes multiples, aussi riches et variés que les sons et les couleurs qui en surgissent. A la fois chanteuse et danseuse, Totó la Momposina a gagné le respect et l’admiration par la puissance et la spontanéité de ses prestations.

Faisant appel à la musique et à la danse de la Colombie caraïbe, son travail est le résultat du formidable métissage des différentes cultures qui composent le pays. C’est l’expression d’une culture, dont les origines viennent d’Afrique (les esclaves), d’Espagne (les colons) et d’Amérique du Sud (indiens indigènes). Sur scène, la formation est presque entièrement composée d’instruments traditionnels : tambours, gaitas (flûtes), cuivres (trompette et bombardino), tiple (guitare à 12 cordes), basse, percussions. Le répertoire est composé d’une multitude de rythmes comme la cumbia, le bullerenge, la chalupa, le garabato et le mapale issus de la côte caraïbe, mais également du son cubain ainsi que de la guaracha, de la rumba et du bolero-son qui sont arrivés en Colombie par le village de San Basilio de Palenque.

Comme ses ancêtres, Totó vient du village de TaIaigua (situé au centre d’une île nommée Mompos, d’où “Momposina”) qui se trouve sur Ie fleuve Magdalena. Au 16ème siècle, les invasions espagnoles ont forcé les indiens (habitants indigènes de Mompos) à fuir dans les forêts épaisses. Plus tard, ceux-ci se sont mariés avec des esclaves fugitifs. “La musique que je joue, explique Toto, a ses racines dans une race métisse à la fois africaine et indigène ce qui fait que la musique est entièrement fondée sur la percussion.” Issue d’une famille de musiciens depuis cinq générations, Totó a appris à chanter et danser dès son enfance.

Dès son plus jeune âge, Totó a voyagé de village en village pour apprendre les rythmes et les danses, ainsi que l’art des « cantadoras » (chanteuses traditionnelles des villages). En 1968, elle forme son premier groupe et commence une carrière professionnelle, sa voix et sa présence scénique lui donnent très vite une grande réputation, elle commence alors des tournées internationales à travers les Amériques et l’Europe. En 1982, elle a accompagné Gabriel Garcia Marquez à Stockholm pour jouer lors de la cérémonie de remise de son prix Nobel. Quelques temps plus tard, elle s’installe en France et en Allemagne. Deux albums ont été enregistrés à Paris à cette époque.

En 1987, elle rentre en Colombie, fait des tournées en Amérique du Sud, dans les Antilles, et étudie le boléro à Cuba. En 1991, WOMAD (organisation de Peter Gabriel) l’invite à participer à de nombreux festivals à travers le monde. Elle enregistre “La Candela Viva” pour Real World en 1992. Depuis lors, Totó ne cesse de se produire à travers le monde.

«On vient au monde pour accomplir une tâche spécifique. Un talent s’enrichit de tout ce que la vie nous apprend, le temps amenant son potentiel à maturation. J’ai appris à prendre tout cela en considération et à le canaliser par mon travail et à respecter tout ce qui touche à mon travail, en l’occurrence ma voix.. Je me repose après un spectacle et me prépare pour celui du lendemain, parce que cela exprime le respect. C’est une façon de le respecter et de projeter ce respect sur les gens qui viennent me voir et sur ceux qui entendront parler de moi, mon futur public.

Les tambours font vibrer votre corps et le font réagir de manière instinctive, spontanée. C’est alors que vous sortez de vous-même et oubliez tout ce qui vous entoure. Plus rien n’importe.

Je ne cherche pas à devenir une étoile sur la terre mais plutôt une étoile de l’univers.»