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Chico Trujillo

Chico Trujillo, l’un des meilleurs live d’Amérique latine, célèbre cette année ses 20 ans d’existence avec un nouvel album et une tournée européenne de deux mois qui commencera fin septembre 2019.

L’histoire de Chico Trujillo commence en 1999, à Valparaiso, quand un groupe de musiciens, alors plutôt porté sur l’esthétique punk, décide de remettre au goût du jour des classiques de la cumbia traditionnelle, ce style musical né en Colombie mais écouté à travers toute l’Amérique latine.

Les concerts s’accumulent rapidement (à raison de cinquante shows en Europe et d’une centaine au Chili en moyenne chaque année) et leur permettent peu à peu de se positionner comme le porte-étendard de cette nouvelle vague cumbia qui revient à la mode, domine la scène musicale latino-américaine et s’exporte depuis plusieurs années en Europe et aux États-Unis.

À l’origine de ce projet? Aldo “Macha” Asenjo, le chanteur du groupe (également à la tête de deux autres projets musicaux : Lafloripondio et Bloque Depresivo), considéré dans son pays comme l’un des musiciens les plus talentueux de sa génération qui, avec sa voix unique et son talent de frontman, parvient à transmettre au public l’émotion et la bonne humeur de sa troupe.

Aujourd’hui, les 11 musiciens survitaminés lancent leur sixième album studio, “Mambo Mundial”. enregistré en grande partie à Berlin (aux studios Funkhaus et Rauchhaus) mais aussi à Bogota (El Arbol Naranja), à Mexico (El Cocodrilo Solitario) et à Santiago du Chili (Perros con Tina).

Cette nouvelle production fait la part belle à ce qui fait le succès du combo depuis ses débuts : le cross-over musical. Et ce “Mambo Mundial” s’affirme d’ores et déjà comme leur album le plus abouti et comme le plus cohérent musicalement. Tel un bon vin chilien qui devient meilleur avec l’âge…

Fin septembre 2019, Chico Trujillo débarquera en Europe pour une tournée de deux mois qui les emmènera en Espagne, en Italie, en Allemagne, en Suisse, en Hollande, en Belgique, au Royaume-Uni, en Suède et en France. Alors, joignez-vous à la fête et laissez-vous guider par les maîtres de cérémonie au son du “Mambo Mundial”… et bien évidemment de la “cuuuuummmbiaaaaa”!

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“Aldo Macha Asenjo et Chico Trujillo deviennent les héritiers naturels des sonoras classiques” Rolling Stone

“En mars, à Marseille, lors du festival Babel Med Music, les musiciens de Chico Trujillo mettaient le feu avec un cocktail cumbia-ska dopé à la bonne humeur, des rythmiques implacables, des cuivres infatigables et un chanteur au talent de showman […] comme aux plus beaux jours de la Mano Negra.” Libération

“Chico Trujillo, le nec plus ultra de la cumbia chilienne, une petite bande ultra-tonique qui, non contente d’être star au Chili, peut revendiquer le titre d’ambassadeur le plus actif du genre, auquel il mélange rock, ska, et diverses saveurs épicées participant à l’identité musicale du Chili.” Le Monde


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Ana Tijoux, Chilean Hip Hop Queen

Ana Tijoux

Figure emblématique du rap latino, Ana Tijoux s’est fait connaître grâce à son groupe Mazika avant d’entamer une carrière solo à succès. Sa musique éclectique à permis de toucher un très large public.

Désignée comme la Lauryn Hill d’Amérique Latine par les médias internationaux, Ana Tijoux est l’une des MC’s les plus respectées. Née en France suite à l’exil forcé de ses parents sous la dictature chilienne, la jeune femme est une véritable tornade à l’esprit activiste et engagé.

Inspirée par les sonorités hip-hop des années 90, le jazz et le funk, elle ajoute à son rap des rythmes latinos et folkloriques. Ses textes piquants s’attaquent à la politique avec humour mais sans retenue. Soutenant les mouvements étudiants et la jeunesse latine, Ana Tijoux s’impose comme la porte-parole des générations futures.

Le grand public l’a découvert avec son single « 1977 » (plus de 2 millions de vues en 6 mois), et Bande Originale de la saison 4 de Breaking Bad.

Elle a été nominé aux cérémonies de MTV Latin America dans la catégorie Meilleur nouvel artiste et Meilleur artiste urbain, ainsi qu’aux Grammys Awars 2015 dans la catégorie Meilleur album latino

Pour la petite histoire, Thom Yorke, le chanteur de Radiohead à conseillé aux auditeurs d’écouter 1977 , une publicité clairement non négligeable.

KUMBIA BORUKA

Kumbia Boruka

Depuis la sortie de leur premier album “La Vida se Vive” en mars 2017 et une tournée de plus de 200 dates, la Kumbia Boruka a rempli son pari en faisant vibrer le Vieux Continent au rythme emblématique d’Amérique Latine, la Cumbia.

On rappelle par ailleurs que le projet artistique, fruit dune rencontre singulière entre l’accordéoniste mexicain Hernan Cortes, et le chanteur reggae lyonnais Bob Sikou, a pris rapidement une tournure savoureuse avec la venue de musiciens passionnés et originaires des quatre coins du continent latino-américain.

Forte de son union sacrée et de son enthousiasme débordant, la Kumbia Boruka présente cette année un nouvel album “El Remedio” qui est tout aussi audacieux et pertinent.

On y retrouve évidemment la fraîcheur dansante de l’accordéon, la générosité vibrante du chant, le son rock combiné à la résonance psychés des machines, le dynamisme éclatant des cuivres, le tout reposant sur une rythmique puissante à l’énergie colorée.

La substance thématique de cet album est résolument contemporaine, universelle et respectueuse du genre cumbia. Les textes de la Kumbia Boruka revendiquent toujours autant une sensibilité face aux injustices de nos sociétés malades et aliénées. L’amour y est interprété comme un antidote infaillible au chagrin et à la souffrance. L’alchimie parfaite entre la cumbia “old school” et la Nu Cumbia garantit, à chaque instant, une invitation à la danse.

L’esprit d’ouverture et de partage est une autre caractéristique de la personnalité de la Kumbia Boruka. Dans ce sens l’album “El Remedio” est la résultante de belles rencontres artistiques. Philippe Teboul alias “Garbancito”, musicien de la Mano Negra et de Manu Chao, est venu apporter toute son expérience en injectant ci et là une touche “underground”. La collaboration avec Victor-Attila Vagh, producteur de Flavia Coelho, amène une dimension actuelle à cette musique du monde.

Pour ce nouvel album, Kumbia Boruka a aussi misé sur la nécessité d’une reconnaissance légitime sur ses terres d’origines. Dès lors les cuivres se devaient d’être enregistrés à Monterrey. C’est également dans ce bastion de la cumbia mexicaine et dans les studios d’Alfonso « Poncho » Herrera que l’album sera définitivement validé.

“El Remedio” se définit donc comme une authentique prescription musicale capable de lutter efficacement contre les signes symptomatiques de nos maux. A consommer sans modération !!!

Line up

Bob Sikou – Chant
Hernán Cortés – Accordéon et Chant
Tadeo Cortés – Congas et Guacharaca
Rodrigo Bastidas – Basse
Andres Segura – Guitare
Nicolas Taite – Batterie
Guillaume Pluton – Trompette
Swann Vuillermoz – Trombone

bolero & vals peruano

Bloque Depresivo

Le combo intimiste du leader des populaires Chico Trujillo. Une ode intense à la musique traditionnelle sud-américaine.

Si la cumbia règne sur les bals populaires de nombreux pays d’Amérique latine, le boléro y est la musique par excellence des bars de quartier qui ne ferment jamais et des soirées de bohème entre amis. Ce genre de chansons sentimentales, né à Cuba à la fin du XIXe siècle et diffusé à travers tout le continent depuis les années 1930, marque de son empreinte l’imaginaire de plusieurs générations d’hispanophones, toutes nationalités et classes sociales confondues. « C’est une musique qui fait partie du paysage quotidien au Chili, en particulier dans le port et la région de Valparaíso d’où je viens, explique le chanteur Aldo “Macha” Asenjo. On finit tous par se retrouver certains soirs dans l’un de ces petits bars où jouent des duos ou des trios traditionnels de guitares, qui interprètent ces mélodies extraordinaires que la plupart des gens connaissent depuis toujours ».

Héraut de la vitalité d’une cumbia infusée d’éner­gie rock, le groupe chilien Chico Trujillo que dirige “Macha” Asenjo, avait jusqu’ici coutume de ponctuer ses concerts survitaminés d’une poignée de titres romantiques, tour à tour tendres ou dramatiques, de sorte à entraîner son public dans l’univers intimiste du boléro et de ses différentes variétés régionales. Une séance d’exorcisme émotionnel à l’autel de la passion et du désenchantement amoureux, que le chanteur choisit désormais d’approfondir en lui consacrant un projet à part entière, fort ironiquement baptisé Bloque Depresivo (« Bloc Dépressif »). Comme ce fut le cas de Chico Trujillo, cette nouvelle aventure naît au départ d’une expérience informelle entre “Macha” et quelques amis qui se sont retrouvés en marge d’une tournée européenne, à reprendre des chansons populaires à la guitare sèche pour conjurer le mal du pays. « La distance permet de mieux apprécier ce qu’on a chez soi, souligne “Macha”. Et je pense aussi qu’on s’intéresse davantage à sa propre histoire avec l’âge. J’ai découvert récemment une photo de mon arrière-grand-mère posant avec une guitare dans les bras. On m’a appris qu’elle adorait en jouer, peut-être les mêmes chansons que Bloque Depresivo aujourd’hui ».

Composé de musiciens issus de plusieurs formations emblématiques de la scène chilienne (Chico Trujillo mais aussi Inti-Illimani Histórico et La Chilombiana), le collectif Bloque Depresivo a donc commencé par élaborer son répertoire autour de quelques classiques et autres perles rares du chansonnier romantique latino-américain, comme le boléro Quémame los ojos du Cubain Nelson Navarro, la ballade Lo qu’un día fue no será du Mexicain José María Napoleón ou encore la magnifique valse péruvienne Regresa de Lucha Reyes. « J’ai appris certaines de ces chansons au contact de vieux musiciens de Valparaíso, précise le leader. D’autres viennent de ma collection de disques vinyles, qui n’arrête pas de s’enrichir de nouvelles trouvailles ». Un travail d’archéologue dont le chanteur s’inspire aussi pour développer ses propres compositions dans la meilleure tradition du genre, à l’instar des thèmes Sin excusas et Mira si no he de venir. Accompagné d’un écrin acoustique de guitares virtuoses et de percussions, le charismatique “Macha”, jusqu’ici surtout connu pour ses talents de showman survolté, révèle avec Bloque Depresivo de subtiles qualités de crooner « almodovarien », capable de transmettre de sa voix de velours toute la fureur feutrée des mélodrames en miniature que contiennent ces chansons.