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ËDA

Ëda Diaz

De la jungle colombienne aux toits parisiens.

ËDA – Eléonore Diaz Arbelaez est chanteuse et contrebassiste. Ses premières expériences musicales, du rock psyché à la salsa, et son héritage culturel l’amènent au goût du mélange. Elle écrit et chante en espagnol, dans la langue des poètes qui l’inspirent, car elle est franco-colombienne.

En 2015, elle rencontre Anthony, musicien et réalisateur dans le monde pop et jazz. Il connaît, lui aussi, la musique latine ; avant de faire partie de 3SOMESISTERS, il a collaboré avec Ricardo Herz (Brésil) ou encore Niuver (Cuba).

Dès lors, ils entament un travail complice autour des textes et des compositions d’Eléonore, s’inspirant de la puissance d’une Lhasa de Sela, l’onirisme d’une Björk, la profondeur abyssale d’un James Blake ou encore la douceur d’une Omara Portuondo. Au terme d’un cheminement qui s’est enrichi au fil du temps, comme l’aboutissement d’une quête de soi, ils fusionnent musiques traditionnelles latines et electro-pop actuelle.

Cuarteto Tafi

Cuarteto Tafi

C’est lors d’un voyage en Argentine, sur les terres colorées et arides du nord ouest argentin, que ce quartette franco argentin se retrouve pour la première fois. Perchés sur une montagne à 3000 mètres, en arpentant les scènes ouvertes populaires, les musiciens décident d’appeler cette rencontre musicale et humaine le Cuarteto Tafi.

Depuis ses débuts sur la scène française le groupe a apporté sa touche personnelle et originale à la world music en mêlant du chant en espagnol poétique et engagé – douce nostalgie de l’exil argentin de la chanteuse – au son de la Méditerranée orientale du bouzouki grec, à la douceur et à la dextérité de la guitare flamenca et aux rythmes envoûtants des percussions afros-latines.

Chacun avec son histoire et ses influences métal, salsa, flamenco, rock. De ces différentes personnalités et histoires musicales ils ont réussi à créer une entité, 4 albums et une notoriété remarquée dans la scène nationale.

Aujourd’hui le style musical se décloisonne, se décomplexe, se propulse et s’affranchit : une originale fusion entre la musique aux influences latino-américaines et les arrangements aux sonorités modernes.

Leur musique nous murmure et nous crie le monde, avec ses aigreurs et ses failles, ses douloureuses frontières et ses révoltantes injustices, mais aussi avec ses beautés et ses bourgeons d’espoir, ses amours et ses combats.

Autour de Leonor Harispe, chanteuse rayonnante avec une présence scénique remarquable, Ludovic Deny (Bouzouki), Matthieu Guenez (Guitare et Oud) et Frédéric Theiler (Percussions) s’imposent avec force sur ce 4 ème album irrésistiblement énergique et poétique.

“Le Cuarteto Tafi apporte à la musique argentine un vent frais de créativité, de qualité et d’originalité” Eduardo Makaroff (Gotan Project)

“Plus qu’un concert, c’est une véritable rencontre autour de la culture argentine mais aussi de son histoire. Un spectacle rempli de poésie, d’énergie et d’émotion” Caroline Broué (France Culture)

Cuarteto Tafi propose également des actions culturelles en milieu scolaire pour un public à partir de 6 ans.

bolero & vals peruano

Bloque Depresivo

Le combo intimiste du leader des populaires Chico Trujillo. Une ode intense à la musique traditionnelle sud-américaine.

Si la cumbia règne sur les bals populaires de nombreux pays d’Amérique latine, le boléro y est la musique par excellence des bars de quartier qui ne ferment jamais et des soirées de bohème entre amis. Ce genre de chansons sentimentales, né à Cuba à la fin du XIXe siècle et diffusé à travers tout le continent depuis les années 1930, marque de son empreinte l’imaginaire de plusieurs générations d’hispanophones, toutes nationalités et classes sociales confondues. « C’est une musique qui fait partie du paysage quotidien au Chili, en particulier dans le port et la région de Valparaíso d’où je viens, explique le chanteur Aldo “Macha” Asenjo. On finit tous par se retrouver certains soirs dans l’un de ces petits bars où jouent des duos ou des trios traditionnels de guitares, qui interprètent ces mélodies extraordinaires que la plupart des gens connaissent depuis toujours ».

Héraut de la vitalité d’une cumbia infusée d’éner­gie rock, le groupe chilien Chico Trujillo que dirige “Macha” Asenjo, avait jusqu’ici coutume de ponctuer ses concerts survitaminés d’une poignée de titres romantiques, tour à tour tendres ou dramatiques, de sorte à entraîner son public dans l’univers intimiste du boléro et de ses différentes variétés régionales. Une séance d’exorcisme émotionnel à l’autel de la passion et du désenchantement amoureux, que le chanteur choisit désormais d’approfondir en lui consacrant un projet à part entière, fort ironiquement baptisé Bloque Depresivo (« Bloc Dépressif »). Comme ce fut le cas de Chico Trujillo, cette nouvelle aventure naît au départ d’une expérience informelle entre “Macha” et quelques amis qui se sont retrouvés en marge d’une tournée européenne, à reprendre des chansons populaires à la guitare sèche pour conjurer le mal du pays. « La distance permet de mieux apprécier ce qu’on a chez soi, souligne “Macha”. Et je pense aussi qu’on s’intéresse davantage à sa propre histoire avec l’âge. J’ai découvert récemment une photo de mon arrière-grand-mère posant avec une guitare dans les bras. On m’a appris qu’elle adorait en jouer, peut-être les mêmes chansons que Bloque Depresivo aujourd’hui ».

Composé de musiciens issus de plusieurs formations emblématiques de la scène chilienne (Chico Trujillo mais aussi Inti-Illimani Histórico et La Chilombiana), le collectif Bloque Depresivo a donc commencé par élaborer son répertoire autour de quelques classiques et autres perles rares du chansonnier romantique latino-américain, comme le boléro Quémame los ojos du Cubain Nelson Navarro, la ballade Lo qu’un día fue no será du Mexicain José María Napoleón ou encore la magnifique valse péruvienne Regresa de Lucha Reyes. « J’ai appris certaines de ces chansons au contact de vieux musiciens de Valparaíso, précise le leader. D’autres viennent de ma collection de disques vinyles, qui n’arrête pas de s’enrichir de nouvelles trouvailles ». Un travail d’archéologue dont le chanteur s’inspire aussi pour développer ses propres compositions dans la meilleure tradition du genre, à l’instar des thèmes Sin excusas et Mira si no he de venir. Accompagné d’un écrin acoustique de guitares virtuoses et de percussions, le charismatique “Macha”, jusqu’ici surtout connu pour ses talents de showman survolté, révèle avec Bloque Depresivo de subtiles qualités de crooner « almodovarien », capable de transmettre de sa voix de velours toute la fureur feutrée des mélodrames en miniature que contiennent ces chansons.